Foire aux questions

Menaces pesant sur les régions sauvages

Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur les régions sauvages locales ?

Les espèces sauvages sont menacées par de nombreux dangers, causés principalement par l'envahissement et l'exploitation d'origine humaine. Voici un tour d'horizon de dix régions du Canada comprenant une explication des menaces, des espèces en péril et des mesures de conservation en cours.

Quelques mots sur l'habitat

Points névralgiques. Dans la majorité des cas, les espèces sauvages ne peuvent mentir. Lorsqu'un organisme est florissant, cela signifie habituellement que son habitat va bien; lorsqu'il est en déclin, c'est que quelque chose ne va pas. Nous examinons ici la situation de l'habitat dans dix régions du Canada. Ces profils sont suivis de projets communautaires pour les habitats névralgiques.

Les régions choisies sont représentatives de divers types d'habitats : les marais du Lac Champlain, par exemple, éprouvent les mêmes dangers que les autres terres humides du Canada. Presque tous les habitats dont il est question ici sont situés près ou au cœur des régions exploitées ou habitées par l'être humain. Ce choix est intentionnel — pour s'attaquer au problème du déclin de la biodiversité, il est essentiel de mieux connaître notre propre rôle dans le réseau délicat de la nature. Il n'est pas possible de déterminer nettement les frontières d'un habitat. Ce n'est pas seulement un lieu, mais un réseau complexe d'interdépendance entre la vie, la terre, l'air et l'eau. Voici dix endroits où la population canadienne joue un rôle essentiel dans le maintien de cette interdépendance.

1. Île de Vancouver

La plus grande île de la côte ouest de l'Amérique du Nord présente la plus grande diversité d'écosystèmes au Canada. Cette région compte des petits bassins, des îles, des vallées fluviales et des montagnes. On y trouve des habitats variés, passant des peuplements de Douglas taxifoliés géants et des prés alpins aux forêts pluviales tempérées. Le long des côtes, les forêts de laminaires abritent des loutres de mer. Les zones intertidales et les estuaires abritent une grande variété d'oiseaux d'eau et de crustacés.

Menaces : Morcellement de l'habitat par les routes et les aménagements industriels, urbains et agricoles résultant de la croissance démographique.

Espèces en péril : Lamproie à grand disque, Esturgeon vert, Lupin élégant, Loutre de mer, Marmotte de l'île Vancouver.

Mesures de conservation : Les forêts de l'île de Vancouver ont été le site de confrontations amères entre les environnementalistes et les exploitants forestiers, mais la sensibilisation accrue du public dans les deux camps devrait être profitable à cette région.

2. Centre-sud de la Colombie-Britannique

L'intérieur sud de la Colombie-Britannique contient une grande diversité d'habitats qui reflètent son climat sec et ses terrains montagneux. Les régions herbagères du sud de la Vallée de l'Okanagan sont au nombre des écosystèmes les plus menacés au Canada. Les forêts de pin ponderosa, poussant à la limite septentrionale de leur aire de dispersion, couvrent les pentes des vallées, tandis qu'on retrouve le douglas taxifolié, le pin de Murray et l'épinette alpestre à plus haute altitude.

Menaces : Urbanisation, usage de pesticides dans les régions herbagères.

Espèces en péril : Chevêche des terriers, Pic à tête blanche, Moqueur des armoires, Souris des moissons, Petit-duc nain, Lapin de Nuttall.

Mesures de conservation : Les programmes d'intendance des propriétaires fonciers aident à protéger certaines espèces en péril. Les initiatives de conservation parrainées par la collectivité portent également des fruits.

3. Nord du Yukon

À partir des vallées des monts Britanniques et Ogilvie, le caribou de la Porcupine se déplace en direction sud vers les plaines côtières, traversant la rivière Firth pour manger des plantes vasculaires nutritives. À cet endroit, où la brise froide repousse les moustiques, le caribou partage l'habitat avec le renard arctique, le loup, le bœuf musqué, le mouton de Dall, le lagopède, le harfang des neiges, la sterne arctique, le cygne siffleur et d'autres oiseaux nicheurs.

Menaces : Juste au sud, l'activité minière est une menace constante à la qualité de l'eau. L'exploitation minière pourrait compromettre les déplacements de la harde de caribous. Les polluants aéroportés, en particulier les composés organochlorés provenant du reste de l'Amérique du Nord, risquent de contaminer les chaînes alimentaires.

Espèces en péril : Corégone du Squanga, Hibou des marais, Faucon pèlerin (sous-espèce tundrius), Carcajou, Grizzli et Ours blanc.

Mesures de conservation : Le potentiel économique du tourisme en milieu sauvage est élevé à la grandeur du Yukon, où 80 % du territoire est encore à son état originel. Une grande partie du territoire d'été du caribou est protégée dans un des plus nouveaux parcs nationaux du Canada, Vunvut.

4. Terres herbagères mixtes

Une large plaine onduleuse de terres herbagères traverse le sud de la Saskatchewan et de l'Alberta. Malgré la prédominance des prairies dans ce vaste territoire, le paysage des prairies mixtes est diversifié et inclut des dunes de sable, des étangs, de ruisseaux, des vallées et des bad-lands (terres ravinées). Des peuplements à agropyres, à aristides et à boutélouas dominent sur des terres glaiseuses. Les régions sablonneuses abritent un peuplement unique de graminées et d'arbustes.

Menaces : Agriculture et pacage, transport d'énergie, urbanisation.

Espèces en péril : Buse rouilleuse, Chevêche des terriers, Tétras des armoises, Chien de prairie.

Mesures de conservation : Les programmes de collaboration des propriétaires fonciers aident à protéger les habitats menacés. Le renard véloce a été réintroduit avec succès au Canada – situation du renard véloce ramenée de « disparue » à « en danger de disparition ».

5. Praire haute

Un mélange de fleurs sauvages et de graminées indigènes, la praire haute est un des habitats les plus rares au Canada. Il ne reste qu'un pour cent du territoire occupé autrefois par la prairie haute dans le sud du Manitoba, où ces terres fertiles ont été converties à l'agriculture et à l'industrie, transformées en villes or envahies par le couvert forestier à cause de l'élimination des incendies.

Menaces : Labourage pour les cultures, surpâturage, fauchaison fréquente et absence d'incendies.

Espèces en péril : Habénaire frangée blanche, Petit cypripède blanc, Tétras des prairies.

Mesures de conservation : Le Projet de restauration des prairies à hautes herbes aide les propriétaires et des groupes à gérer les prairies hautes indigènes. Les restes protégés peuvent être vus au Centre de conservation du marais Oak Hammock Marsh et au Musée Living Prairie de Winnipeg, dans le sud du Manitoba.

6. Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs contient 20 % des réserves d'eau douce de la terre, tandis que ses rivages abritent un dixième de la population de l'Amérique du Nord. Entrelacés le long des 16 000 kilomètres de rivages surpeuplés se trouvent de nombreux écosystèmes diversifiés, y compris des marais d'eau douce, des dunes de sable et des estuaires.

Menaces : Ruissellement de nutriments, contrôle du débit d'eau (barrages), dragage et remblayage, envahissement par des espèces exotiques.

Espèces en péril : Crapaud de fowler, Sterne caspienne, Chabot de profondeur des Grands Lacs, Dard de sable, Tortue ponctuée, Suceur cuivré.

Mesures de conservation : Des programmes éducatifs, comme la Biosphère à Montréal, ont sensibilisé la population à la situation précaire des réseaux d'eau douce qui l'entourent. La gestion des eaux usées a permis d'améliorer considérablement la qualité de l'eau.

7. Plaines de forêts mixtes

La forêt mixte composée d'érable à sucre, de bouleau jaune, de pruche du Canada et de pin blanc occupait autrefois la majorité de la région s'étendant de Québec jusqu'aux Grands lacs inférieurs. Il ne reste plus que 10 % de cette forêt d'arbres feuillus. Cette région comprend le seul écosystème de forêt carolinienne au Canada.

Menaces : Urbanisation (la densité de population est la plus élevée dans cette région du Canada, où la population s'élève à environ 14 millions) et ruissellement agricole.

Espèces en péril : Buse à épaulettes, Colin de Virginie, Pic à tête rouge, Magnolier acuminé, Petit polatouche, Crotale des bois.

Mesures de conservation : La forêt d'arbres feuillus prend de la valeur pour les activités récréatives et l'exploitation commerciale du bois. L'abandon de la ferme a permis la recolonisation d'espèces indigènes dans certaines régions.

8. Terres humides du Québec

Les terres humides à la grandeur du sud-ouest du Québec, en particulier le long des vallées du fleuve Saint-Laurent, de la rivière Richelieu et du lac Champlain, aident à contrôler le débit d'eau et à maintenir la qualité de l'eau. Des graminées, des carex, des quenouilles et des liliacées supportent de grandes populations de tortues, de poissons, de rats musqués, de visons, de loutres et de ratons laveurs, ainsi que de millions de canards et d'oies.

Menaces : pollution industrielle, agricole et résidentielle. Aménagement des rivages.

Espèces en péril : Tortue-molle à épines, Dard gris, Dard de sable, Carmantine d'Amérique.

Mesures de conservation : Initiatives conjointes des États-Unis et du Canada pour le rétablissement de la tortue-molle à épines sur les rives du lac Champlain. Saint-Laurent 2000, une initiative conjointe des gouvernements fédéral et provincial pour éliminer la pollution industrielle dans le Saint-Laurent et améliorer la qualité de l'eau.

9. Plaine côtière

Dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, une région de terres basses parsemées de lacs et de tourbières s'étend vers la mer. Formée de matière délavée de montagnes anciennes sur le plateau continental, cette plaine accueille une gamme étendue de plantes spécialisées, dont 10 sont inscrites sur la liste des espèces en péril du COSEPAC.

Menaces : Pressions intenses des aménagements résidentiels et industriels, en particulier le long de la côte sud de la Nouvelle-Écosse. Les barrages hydroélectriques sur un grand nombre de rivières ont réduit la variation naturelle des niveaux d'eau, indispensable à la survie de la majorité des plantes, ou ont complètement inondé certaines régions.

Espèces en péril : Hydrocotyle, Sabatie de Kennedy, Lophiolie dorée.

Mesures de conservation : La Stratégie de conservation de la plaine côtière coordonne des recherches et des initiatives de conservation des 67 espèces de plantes qui poussent dans la région de la plaine côtière.

10. Toundra océanique méridionale d'Avalon-Burin

Dans les extrémités sud des péninsules d'Avalon et de Burin, on retrouve de denses tapis de mousse et de lichen fruticuleux ainsi que des arbustes éricacés à pousse basse. Les prés de mousse de cette région sont uniques en Amérique du Nord. Les gens de la région l'appellent « mousse à caribou » parce qu'elle est mangée par les caribous de la toundra qui migrent vers le sud de la péninsule d'Avalon en été pour échapper aux nuées de mouches noires qui les tourmentent à l'intérieur des terres.

Menaces : Cet habitat est dans la Réserve faunique d'Avalon, mais certaines régions sauvages de la péninsule de Burin demeurent sans protection.

Espèces en péril : Fondule barré.

Mesures de conservation : le nombre de caribous a augmenté.

Conservez un habitat névralgique dans votre collectivité

Il y a de fortes chances qu'un habitat unique, près de chez vous, soit en danger d'être drainé, asphalté, creusé ou enseveli sous des déchets. Certains endroits sont même détruits avant que les gens ne sachent qu'ils existent. Aidez à éviter un désastre écologique en veillant à ce que les législateurs clés prennent vos inquiétudes au sérieux. Vous devez d'abord faire le travail nécessaire.

  • Cherchez s'il s'agit d'une terre de la Couronne ou d'une propriété privée. Consultez des experts comme des naturalistes de votre région et des biologistes des ministères provinciaux ou territoriaux des Ressources naturelles, de même que des fédérations de la conservation de la faune et de la nature. Ces gens devraient savoir quels moyens prendre pour protéger ces habitats uniques par des mesures législatives.
  • Rassemblez le plus de renseignements possibles concernant l'habitat névralgique. Où est-il exactement localisé ? Est-ce que des études fauniques ont été menées à cet endroit ? Quelle flore et faune y trouve-t-on ? Y a-t-il des espèces en péril ?
  • Dites à vote collectivité pourquoi cet habitat devrait être protégé. Aménagez des présentoirs dans les bibliothèques et au cours d'activités locales. Expliquez les démarches que vous faites et dites pourquoi. Obtenez la permission de placer des fiches d'information sur les tables des restaurants locaux, portant de brefs messages comme : « Savez-vous qu'un petit milieu humide près de la ville est sur le point de disparaître ? C'est un habitat important pour une très rare salamandre en péril dans notre province. »
  • La persuasion du public est le meilleur moyen de réussir. Une fois que vous avez l'appui de la population, obtenez celui des représentants élus aux paliers municipaux, territoriaux ou provinciaux. À moins que vous leur en parliez, bon nombre de législateurs ne sont peut-être pas au courant de cet habitat ou de l'intérêt marqué des gens pour ce lieu névralgique.
  • Une lettre bien écrite au législateur visé peut faire une énorme différence. Écrivez avec soin ou tapez la lettre. Soyez bref.
  • Ne discutez seulement que d'un seul point dans votre lettre. Expliquez avec cœur pourquoi cela vous préoccupe.
  • Faites une demande précise. Par exemple, demandez une rencontre officielle ou demandez que votre législateur vote en faveur d'un projet de loi particulier lié à la faune ou d'un amendement à ce projet de loi. Demandez une réponse dans les plus brefs délais.
  • Il est plus probable qu'une lettre transmise par la poste soit lue qu'une lettre transmise par télécopieur ou par courriel.

Conservez la zone biologique carolinienne

La zone biologique carolinienne dans le sud-ouest de l'Ontario abrite une plus grande variété d'espèces sauvages que tout autre écosystème au Canada. Cet assortiment d'habitats inclut des prairies hautes, des dunes de sable, des marais et des forêts d'arbres feuillus. À présent, cette zone est réduite à 10 % de son étendue originale; le reste a été envahi par les villes et les terres agricoles. Rien d'étonnant que plus de 40 % des espèces inscrites dans les catégories « menacée, en voie de disparition ou disparue du pays » habitent dans cette région. La zone biologique carolinienne regorge d'espèces sauvages.

En fait, beaucoup d'espèces de plantes et d'animaux indigènes de cette région n'existent nulle part ailleurs au pays. L'Habénaire frangée blanche, qui est en péril à la grandeur de la planète, fleurit ici. On y retrouve également le petit papillon Mélissa bleu, l'Épervier de Cooper, la Couleuvre obscure et le Crapet menu. Toutes ces espèces sont en péril. Aujourd'hui, les conservationistes, les propriétaires fonciers, ainsi que les organismes gouvernementaux et privés, veillent à ce que ce qu'il reste de ce précieux habitat soit protégé pour toujours.

Si vous habitez dans la zone biologique carolinienne, voici l'occasion idéale d'apprendre beaucoup de choses au sujet des merveilleuses espèces sauvages de votre région. Vous pourrez alors aider un de nos plus riches habitats à demeurer en santé.

  • Invitez un expert à présenter un exposé sur la région carolinienne dans votre localité et à expliquer l'importance de cette zone.
  • Apprenez quelles sont les espèces sauvages qui se trouvent dans cette zone et nulle part ailleurs au pays.
  • Identifiez une espèce qui vit ou qui pousse dans votre région – en particulier une qui n'existe pas ailleurs au Canada. Découvrez comment aider cette espèce en consultant des experts et en apprenant le plus possible au sujet de cette espèce.
  • Organisez un bref exposé sur la zone biologique carolinienne à l'intention de vos collègues de travail, d'un club philanthropique, d'une association parents-maîtres ou du conseil municipal.
  • Partagez vos connaissances avec votre famille, vos amis et vos voisins, et dites-leur pourquoi c'est important de protéger cette zone.

Sauvez l'habitat le plus riche de la C.-B.

Le Sud de l'Okanagan-Similkameen est une région extraordinaire ! Celle-ci est au nombre des quatre habitats les plus menacés du Canada. (Les autres sont les prés de chênes de Garry sur l'île de Vancouver, les prairies à herbes hautes du Manitoba et de l'Ontario et la zone biologique carolinienne du sud-ouest de l'Ontario.)

Beaucoup d'espèces florissantes dans le Sud de l'Okanagan-Similkameen n'existent nulle part ailleurs au Canada – et certaines n'existent nulle part ailleurs sur la planète. La région a la forme d'un rectangle délimité par les rivières Similkameen et Okanagan, qui coulent vers le sud à partir de Keremeos et de Penticton jusqu'à la frontière américaine. Le climat chaud et sec de cette région attire aussi beaucoup de gens. Depuis l'arrivée des premiers colons européens, quatre espèces ont disparu à cause de la perte d'habitat et de la chasse excessive – le Tétras des armoises, le Tétras à queue fine, la Chevêche des terriers et le Lièvre de Townsend. Une cinquième espèce, l'Igouane à petites cornes, pourrait aussi avoir disparu. Aujourd'hui, l'aménagement du territoire continue d'évincer beaucoup d'autres espèces rares de leurs habitats, entre autres le Pic à tête blanche, le Moqueur des armoises, le Petit-duc nain, le Lapin de Nuttall, la Couleuvre nocturne, l'Oreillard maculé et la Chauve-souris blonde.

Il n'existe aucune loi pour protéger une grande partie de ce riche habitat. Beaucoup de gens, y compris les promoteurs immobiliers et les employés municipaux, n'ont aucune idée de l'importance de cette région pour un si grand nombre d'espèces. Trente et un pour cent des vertébrés menacés ou en voie de disparition comptent sur cette minuscule partie de la province pour survivre.

Vous pouvez rendre un immense service aux espèces sauvages en renseignant le public – et vous-même – sur la merveilleuse région du Sud de l'Okanagan-Similkameen. Les lignes directrices qui suivent vous aideront à assurer le succès de vos efforts :

  • Découvrez davantage au sujet de l'incroyable diversité d'espèces qui existent dans cette région. Lesquelles sont communes ? Combien sont rares ? Est-ce qu'il y en a dans votre arrière-cour ou votre localité ?
  • N'oubliez pas les plantes. Beaucoup d'espèces de plantes vulnérables, menacées ou en voie de disparition poussent dans cette région.
  • Renseignez-vous sur les différents écosystèmes comme les prairies, les forêts en bordure des lacs et les savanes sèches boisées qu'on retrouve dans cette région. Quelles espèces dépendent de ces habitats ?
  • Faites des recherches ! Contactez le B.C. Conservation Data Centre, le Nature Trust of British Columbia et l'organisme provincial de la faune. Consultez des naturalistes de la localité ainsi que des groupes s'intéressant au poisson et à la faune.
  • Faites la publicité des résultats de vos recherches par toutes sortes de moyens. Par exemple, organisez un événement dans votre collectivité; distribuez des fiches d'information à vos amis et voisins, aux entreprises, aux promoteurs immobiliers, aux propriétaires fonciers, aux églises et aux groupes communautaires. Présentez un bref exposé devant votre conseil municipal.

Conservez l'habitat des plantes de la plaine côtière

En Nouvelle-Écosse, on retrouve des plantes très particulières. L'une d'elles est la Droséra filiforme qui est inscrite dans la catégorie des espèces en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Elle pousse dans des tourbières et elle fait actuellement l'objet d'une controverse. Une entreprise avait l'intention d'exploiter une tourbière dans laquelle pousse cette fleur insectivore. Cependant, le projet d'exploitation de 36 hectares a été interdit – du moins pour le moment – par un examen des évaluations environnementales commandé par le gouvernement provincial.

Il s'agit d'un examen des terres humides, du sol, des plantes et de la faune qui pourraient être menacés par les exploitations. Souvent, une audience publique a lieu pour permettre aux gens d'exprimer leur opinion. Dans certains cas, un projet peut être annulé si l'examen démontre que les espèces sauvages pourraient être menacées.

La Droséra filiforme est au nombre d'un petit groupe d'espèces faisant partie de la flore de la plaine côtière de la Nouvelle-Écosse. Plusieurs plantes de ce groupe, comme l'Hydrocotyle à ombelle, la Coréopsis rose et la Sabatie de Kennedy, ne poussent nulle part ailleurs au Canada. La plupart de ces plantes poussent autour des tourbières et le long des rives des lacs, là où il y a du gravier ou du sable, près de la côte Est. On retrouve aussi parmi ces espèces de la plaine côtière le Céphalanthe occidental, l'Habénaire frangée blanche, la Rhexie de Virginie, l'Asclépiade incarnate, la Cirpe de Long et la Lophiolie dorée.

Si vous connaissez un rivage où poussent ces espèces rares, sensibilisez les gens des environs. Rédigez et distribuez une fiche d'information pour informer les propriétaires fonciers et les gens qui utilisent ce plan d'eau de l'importance de ces habitats riverains. Voici quelques suggestions :

  • Apprenez à reconnaître ces plantes d'un seul coup d'oeil.
  • Marchez avec soin le long des rivages exposés et autour des terres humides.
  • Éloignez les véhicules tous terrains des rivages et des terres humides.
  • Ne raclez pas les rivages et n'aménagez pas de plages artificielles.
  • Au lieu des quais traditionnels, incitez les propriétaires fonciers à construire des quais qui causent moins de dommages à l'environnement.
  • N'ajoutez pas de pierres ou de sable aux rivages pour bâtir des quais.

Prenez soin des forêts de peuplement mûr et des forêts pluviales

De nombreuses espèces ne peuvent survivre que dans des habitats très particuliers. La population de Terre-Neuve de la martre d'Amérique, par exemple, aime les forêts anciennes dont le sol est couvert de branches cassées, de feuilles pourries et de souches. Les nouvelles forêts aménagées après la coupe ne répondent pas aux besoins de cette espèce, les clairières non plus. Près de 70 % de l'habitat de cette martre est déjà disparu à cause de l'exploitation forestière.

Bien que l'on retrouve la martre dans d'autres provinces et territoires canadiens, l'espèce observée à Terre-Neuve n'existe nulle part ailleurs dans le monde. Une équipe de rétablissement travaille à l'élaboration d'un plan pour assurer la survie de cette population. De nombreuses autres espèces comptent sur les forêts pluviales pour leur survie. Heureusement, beaucoup de gens travaillent fort pour sauver ces habitats spéciaux à la grandeur de la planète – tout particulièrement en Amérique du Sud. Il ne faut pas oublier que le Canada compte aussi des forêts pluviales très importantes, qui abritent une diversité étonnante d'espèces sauvages. On retrouve une de ces forêts pluviales le long de la côte de la Colombie-Britannique, tandis qu'une autre est située dans le sud-est de cette province. Le sol est tellement détrempé dans certaines parties de la forêt pluviale côtière que les arbres y poussent difficilement. En fait, certains arbres ont 400 ans, mais ils ne mesurent que trois mètres de haut !

Ces habitats très spéciaux sont menacés par les inondations causées par les projets de barrages hydroélectriques, l'exploitation forestière et l'urbanisation. On retrouve plus de 100 espèces de plantes rares seulement dans les forêts pluviales côtières de la C.-B., et 37 des espèces sauvages qui vivent dans ces forêts sont en péril. Plusieurs espèces d'araignées, d'acariens et d'insectes qui y ont été découvertes récemment sont actuellement à l'étude.

  • Communiquez avec votre ministère des Forêts pour savoir s'il y a un de ces habitats près de chez vous.

  • Informez-vous au sujet des espèces qui y volent, sautent, hurlent, crient et fleurissent. Visitez la région et apprenez à connaître cet habitat sensationnel. En combien d'années s'est-il développé ? Est-il protégé ? Y a-t-il des projets d'exploitation de cet habitat ?

  • Est-il possible de protéger la forêt en écrivant des lettres ou en présentant des exposés ? Beaucoup de gens ignorent à quel point il est important de prendre soin de nos forêts anciennes et de nos forêts pluviales. Allez-y, voici votre chance de les informer !

ENTRETIEN DE LA PELOUSE ET CONTRÔLE DES LARVES

Comment lutter contre les larves ?

Dans les pelouses saines, il existe une grande variété d'organismes qui repoussent les maladies et les bestioles indésirables. Les pelouses saines peuvent donc mieux tolérer la présence de larves ou de vers blancs que les pelouses en mauvaise santé. Toutefois, si vous découvrez des taches brunes de gazon mort, c'est signe que des vers blancs ont dévoré les racines du gazon.

L'application de nématodes est une excellente méthode de contrôle biologique des vers blancs et des larves.

Programmes de la FCF

Quel genre de financement est offert par votre organisme ?

Les programmes de financement de la FCF sont les suivants :

Les projets des élèves sont financés par le biais de notre programme École FAUNIQUE qui offre de l'aide financière pour des projets d'habitats — la création ou l'amélioration d'habitats pour la faune. La majorité des projets sont réalisés sur le terrain de l'école, mais ce n'est pas une exigence. Cependant, les demandes d'aide financière doivent provenir d'une école ou d'un groupe reconnu de jeunes, comme les scouts.

Le programme École bleue de la FCF incite les jeunes à éveiller l'intérêt pour la conservation des océans et à collaborer au bleuissement de la Terre. Un financement est offert aux groupes qui démontrent comment leurs efforts aideront nos océans.

Jardins des années d'or est un programme destiné aux aînés qui sont intéressés à créer des habitats pour la faune. Pour recevoir de l'aide financière dans le cadre de ce programme, les aînés doivent participer activement au projet. La demande d'aide financière doit être présentée par un groupe d'aînés. (Aux fins de ce programme, les personnes de 55 ans et plus sont admissibles.) Il n'est pas nécessaire que le groupe soit entièrement composé d'aînés, mais la majorité des membres devraient être des aînés.

Faune du voisinage est une initiative de conservation dont l'objet est d'inspirer les collectivités à la grandeur du pays à réaliser des projets d'habitats fauniques dans les lieux publics.